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jeudi 29 octobre 2015

Arjowiggins à Wizernes : les syndicats craignent le début du démantèlement

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Arjowiggins à Wizernes : les syndicats craignent le début du démantèlement

PUBLIÉ LE 
PAR MARIE JANSANA

En comité d’entreprise, les représentants du personnel de la papeterie ont appris qu’une turbine de l’unité de cogénération (production de vapeur et d’électricité) partait en révision. Ils craignent qu’elle ne revienne pas.


La papeterie est à l’arrêt depuis le mois de juin. La CGT continue de monter la garde.



Une grosse turbine à gaz envoyée en révision, alors que l’usine ne tourne plus. Quand ils ont appris cela le 20 octobre en comité d’entreprise, les syndicats d’Arjowiggins sont montés au créneau.
La direction, contactée hier, confirme par l’intermédiaire de son service de presse « le démontage de la turbine pour entretien chez le fournisseur, elle sera remontée après la révision ». Cette machine alimente l’unité de cogénération qui produit de la vapeur et de l’électricité (revendue à EDF).

« On n’est pas sûr qu’elle reviendra »

« On n’est pas sûr qu’elle reviendra ! », clame la CGT, qui rencontrait hier la presse à l’issue d’un comité d’entreprise extraordinaire sur le sujet. Pour ses délégués, le départ de cet imposant moteur signerait le début du démantèlement de la papeterie.
L’argument de la direction, selon la CGT ? La révision est faite « en prévision de la reprise ! Mais il y a une semaine encore, la direction dénigrait le repreneur ». « Dans les démantèlements d’usines, on enlève toujours le cœur, c’est comme si on enlevait le moteur d’une voiture avant de la vendre », illustre le syndicat qui y voit une manœuvre pour empêcher le rachat de la papeterie.

La turbine nécessaire aux repreneurs

Le démontage interviendrait fin novembre, le retour est prévu pour fin avril. En contact avec les repreneurs potentiels, ses délégués assurent : « Vendredi (23 octobre), ils nous ont dit que cette turbine leur était nécessaire. »

Arrivée à échéance

La direction a indiqué aux représentants des salariés que la machine arrivait à la date de son entretien, neuf ans après son installation. La CGT en doute. « Elle ne tourne pas, donc elle ne s’use pas ! », ajoute-elle. Sans cette turbine principale, la production d’énergie peut continuer, détaillent les salariés, cela va être le cas pour chauffer le site cet hiver. « Mais cela compromet la mise en valeur de la production de chaleur, donc la rentabilité de l’entreprise. »
En conséquence, la CGT, qui depuis le mois de juin continue ses gardes nuit et jour devant le site, prévient. « On ne laissera pas passer la grue », nécessaire au démontage de l’imposant engin.

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