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mardi 29 avril 2014

Mélenchon: Alstom doit rester "sous souveraineté française"

Mélenchon: Alstom doit rester "sous souveraineté française"





Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche (PG), a "mis en garde" François Hollande mardi sur le dossier Alstom, "au coeur de l'identité de la France industrielle", qui doit selon lui "rester sous souveraineté française".
"Je mets en garde François Hollande", a déclaré sur France 2 M. Mélenchon, car "il s'agit du coeur de l'identité de la France industrielle".
"Vous avez déjà laissé la finance mettre la main sur EADS, sur le ciment, sur les communications. Ca suffit maintenant. Il faut que la France retrouve ses droits; Alstom, qui est le coeur de la politique écologique du futur, doit rester sous souveraineté française", a-t-il lancé.
Pour M. Mélenchon, il faut "d'abord dire "ni l'Allemand (Siemens), ni l'Américain (General Electric)". Ce n'est pas qu'on ait d'animosité spéciale contre Siemens mais on est obligé de remarquer que c'est le concurrent d'Alstom et que quand il propose de donner les trains à Alstom, il propose quelque chose qui ne marche pas, Alstom bat les Allemands dans la vente des TGV. Par contre, il veut s'approprier l'énergie et l'énergie, c'est le futur."
"Les capitalistes se sont goinfrés sur Alstom, ils ont au cours des six dernières années pris les cinq milliards qui manquent aujourd'hui, qui sont partis en dividendes. Alstom a du mal avec son carnet de commande, pourquoi ? Parce que c'est la politique d'austérité dans toute l'Europe. La France est incapable d'organiser la planification de l'installation sur ses côtes des éoliennes et des hydroliennes", a dénoncé le co-président du Parti de Gauche.
"Tout ce que nous avons critiqué, la démonstration est faite par Alstom qui est une magnifique entreprise ultraperformante avec les meilleurs techniciens et ouvriers du monde dans ce domaine. Pas question que ça sorte de la France" car "ceux qui le feront porteront devant le pays une très grave responsabilité. Ca confine à la trahison", a-t-il également déclaré.
Jean-Luc Mélencho a également estimé mardi sur France 2 que le vote sur le plan d'économies deManuel Valls était l'occasion pour les députés socialistes de "faire valoir leur conception de la politique" face à cette "idée de division générale de la gauche" conduite, selon lui, par le Premier ministre.
"Les députés socialistes aujourd'hui, c'est le moment pour eux de faire valoir leur conception de la politique parce que la solution à nos problèmes, c'est eux qui l'ont", a déclaré M. Mélenchon.
"Il y a dans l'Asssemblée nationale une majorité constituée par les socialistes, les écologistes, le Front de Gauche. Si on change le point d'organisation, au lieu de l'avoir mis à l'extrême droite du mouvement socialiste avec Manuel Valls, si on le met à gauche, on peut faire une autre politique. Il n'est pas vrai que les députés socialistes sont obligés de voter ça, c'est eux qui ont le pouvoir", a-t-il affirmé.

"Si nous avons, comme on nous le dit, trente à quarante députés socialistes qui ne votent pas ça, ça veut dire qu'on est passé de onze qui s'abstenaient à la confiance à Manuel Valls à trente ou quarante qui ne votent pas sa politique économique. On voit bien que l'initiative Valls, l'idée Valls est une idée de division générale de la majorité de gauche. Non seulement nous sommes dehors, non seulement les Verts sont sortis mais en plus une partie des socialistes est entrée en dissonance grave, en quasi-dissidence", a développé le candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle de 2012.

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